La compagnie La Chambre Noire : un outil pour créer des ponts

Au-delà de la création et de la diffusion de spectacles, la compagnie La Chambre Noire est un outil pour générer des partenariats. En effet, nous avons le sentiment que notre geste doit englober la question de la production en étant innovant et inventif.

Avec l’architecture et l’urbanisme, nous avons créé des ponts avec des établissements d’enseignement supérieur en arts, en arts appliqués et en architecture (La Martinière Diderot, ENSBA de Lyon, ENSA de Saint-Étienne, Grenoble, Clermont- Ferrand et Lyon), des structures dédiées à la promotion de ces questions (La Maison de l’architecture et le CAUE de la Métropole du Rhône) mais aussi avec des entreprises du BTP (l’entreprise Bimly, spécialisée dans la modélisation de bâtiments en 3D, ou encore l’entreprise Vicat, du nom de l’inventeur du ciment artificiel Louis Vicat).

Dans cette dynamique, nous souhaitons continuer à générer ces partenariats qui apportent leur aide soit par le mécénat, soit par leur expertise. Ces expériences nous ont déjà prouvé qu’elles viennent agir sur notre manière de créer en bouleversant nos habitudes. Ainsi, nous développons une esthétique singulière, ancrée dans une certaine réalité, en lien direct avec ce qui ce passe en dehors. Avec ces coopérations et ces projets en co-construction, nous avons eu le sentiment d’aller à la rencontre de spectateurs non-coutumiers des salles de théâtre.

Aussi, en parallèle de Bâtir, nous souhaitons continuer à faire tourner Città Nuova qui a été conçu pour être joué partout et qui peut être envisagé comme un avant-goût de notre nouvelle création. C’est l’opportunité d’aller à la rencontre des spectateurs en nous faisant une place dans leur paysage quotidien. La légèreté technique de cet objet nous permet de jouer dans des écoles, des entreprises ou dans d’autres types de structures encore.

Par ailleurs, depuis un certain temps nous avons développé un savoir-faire dans l’enseignement supérieur et dans la conduite d’ateliers, de workshops artistiques et de conférences lors desquels nous essayons de communiquer notre “état d’esprit” en témoignant de nos expériences. Ces actions permettent également de sensibiliser les étudiants aux enjeux du théâtre contemporain. En proposant des processus d’expérimentation, de création et de réflexion, “ouverts” (c’est-à-dire qui ne pré- déterminent pas ce qui sera pensé ou créé), nous avons le sentiment de transmette une méthodologie qui permet d’aboutir à des propositions originales.

Ces différentes modalités d’actions, cette arborescence, sont autant de manières d’ancrer notre projet artistique dans le présent, de faire de la compagnie un lieu de rassemblement et d’enrichir notre pratique afin de créer des spectacles audacieux et singuliers, tant dans leur forme que dans leur propos.

Raphaël Patout, metteur en scène

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Après des études théâtrales à l’Université de Franche-Comté, en particulier dans le cadre du DEUST Arts du spectacle et lors duquel il a entre autres travaillé avec François Frappier, Christophe Merlan, Alain Mollot, Pierre Kudlak, Raphaël Patout s’est formé en créant des spectacles, en assistant d’autres metteurs en scène, en multipliant

les expériences. Il bénéficie d’un parcours relativement autodidacte et a peu à peu rassemblé autour de lui une équipe d’artistes formés dans les écoles nationales supérieures d’Arts.

Il a été l’assistant de Benoît Lambert, Jean-Paul Wenzel et Pierre Kuentz. Il a également travaillé en tant que collaborateur artistique auprès de Charly Marty, Charlotte Adrien ou encore Marie Braun.
Associé au Festival de Caves et au Festival des Nuits de Joux, il a mis en scène des textes de Pier Paolo Pasolini, Dostoïevski, Molière, Georg Büchner et David Foster Wallace. Il a fait des adaptations autour de l’œuvre d’Aby Warburg et des journaux de Joseph Goebbels. Il a aussi mis en scène ses propres textes.

Son intérêt pour l’architecture l’a peu à peu amené à initier des projets avec des structures dédiées à la promotion de cet art et avec des architectes.
Il est en partenariat avec Le Conseil de l’Architecture, de l’Urbanisme et de l’Environnement de la Métropole de Lyon pour des actions artistiques et pédagogiques. Il collabore par ailleurs à La Preuve par 7 dirigé par Patrick Bouchain (Prix National de l’Urbanisme en 2019) et travaille sur le projet de la rénovation du Collège Jésuite de Billom en Auvergne.

 

De plus en plus, il multiplie les occasions de mettre en lien le théâtre et l’architecture. A chaque fois, il s’agit d’interroger comment les outils du théâtre et de l’acteur en particulier, permettent de regarder la question du bâti et de la cité sous un angle original.

Parallèlement, il intervient auprès de publics dits “en difficulté” dans des hôpitaux et des centres sociaux. Il intervient dans des formations d’art, d’arts appliqués et d’architecture.

Il a travaillé avec les étudiants de plusieurs établissements d’enseignement supérieur en leur proposant des workshops et des temps d’expérimentation : l’établissement d’enseignement supérieur de La Martinière Diderot de Lyon en costumes et en design textile, l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Lyon en design textile et dernièrement les Ecoles Nationales Supérieures d’Architecture de Paris – Villette et de Lyon.

Raphaël Patout a fait actuellement partie de l’ensemble artistique du Théâtre Dijon Bourgogne – CDN de Dijon et est artiste associé du Théâtre de la Cité internationale de Paris pour la saison 21-22.

Les collaborateurs réguliers

Damien Houssier, comédien

Josée Devron,
comédienne

Hugo Dragone,
créateur lumière,
régisseur général

Elisabeth Hölzle,
comédienne

Mathilde Billaud,
créatrice son

Pierre-François Doireau,
comédien

Pauline Huruguen, comédienne

Elise Nivault,
constructrice

Martine Desmaroux,
chargée de production

Valérie Perriot-Morlac,
soutien à la production
et diffusion

Chloé Gallen,
présidente et collaboratrice